Thomson, 1984
Thomson MO5
Le Micro-ordinateur

Les jeux marquants

L'aigle d'or, Arkanoid, Avenger

L'essentiel
Pavé Info
Année de sortie 1984
Fabricant Thomson
Support Cassettes
Unités vendues 500 000
Prix 2390 francs
Fiche Technique
Processeur 8 bits Motorola 6809E cadencé à 1 MHz
Mémoire (vidéo) 16 Ko (48 Ko)
Graphisme 320 × 200 pixels en 16 couleurs
Son 1 voix, 5 octaves
L'Histoire
Sorti en 1984, le Thomson MO5 est un  micro-ordinateur que les trentenaires français ont forcément connu puisqu’il a fait parti d’un vaste programme d’initiation aux nouvelles technologies  « Le Plan Informatique pour Tous » que l’on doit au premier Ministre de l’époque, Laurent Fabius.

En effet, dès 1985, toutes les écoles françaises possédaient une salle d’informatique financée par l’Etat [1] ce qui a permis de donner des vocations à tous les jeunes programmeurs de l’époque. Au niveau des caractéristiques, il s’agit d’un TO7 déguisé qui reprend  la même architecture que son grand frère (même processeur) avec son stylo optique et son célèbre clavier en gomme peu ergonomique. Une différence toutefois, le langage Basic, que l’on doit à la société Microsoft, est cette fois-ci intégré à la mémoire de la machine ; il n’y a donc pas besoin d’insérer une cartouche pour lancer le programme. De plus, les capacités graphiques de la bête sont plus évoluées que le TO7 et sont même censées rivaliser avec les micro-ordinateurs de l’époque (en particulier les Sinclair Spectrum et Commodore C64). Malheureusement dans la pratique, la réalité est toute autre. Malgré une attention toute particulière des éditeurs français (Titus, Loriciel, Infogrames), la qualité des programmes reste bien éloignée de ce que l’on peut voir chez la concurrence ; en particulier si l’on compare le MO5 à l’Amstrad CPC 464 qui ne tarde pas à arriver en France avec une multitude de jeux de qualité.

À noter que les versions successives de la machine ont permis de voir apparaître un clavier mécanique beaucoup plus ergonomique (ouf !) et une version collector blanche signée Michel Platini qui participait à l'époque à la défense de l’informatique pour tous. Le prix de lancement était peu élevé, 2390 francs (environ 360 €), mais il fallait penser ajouter les différents accessoires vendus quant à eux à des prix prohibitifs pour avoir une machine en parfait état de marche : lecteur cassette, lecteur disquette, joystick, ajout de mémoire, etc. Un ordinateur imparfait donc mais qui aura connu son heure de gloire, en particulier grâce à l'intérêt du gouvernement pour ce matériel très "franco-français" mais qui ne s'exportera quasiment pas en dehors de nos frontières.


[1] […] à hauteur de 2 milliards de francs soit 300 millions d’euros tout de même !
Commentaires et anecdotes

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