Sony, Panasonic, Philips, Sanyo, 1983
MSX 1
Le Micro-ordinateur

Les jeux marquants

Bomberman, Metal Gear Solid, Contra, Castlevania, Track & Field

L'essentiel
Pavé Info
Année de sortie 1983
Fabricant Sony, Panasonic, Philips, Sanyo
Support Cartouches/Cassettes
Unités vendues 7 millions
Prix Variable
Fiche Technique
Processeur Zilog Z80 cadencé à 3,58 MHz
Mémoire (vidéo) 8-64 Ko (RAM) / 32 Ko (ROM)
Graphisme 256 × 192 pixels en 16 couleurs
Son 3 voies, 8 octaves
L'Histoire
Apparus à la fin de l'année 1983 au Japon, les MSX correspondent à une gamme d'ordinateurs grand public que l'on doit au constructeur japonais ASCII en collaboration avec Sony, Matsushita et Microsoft.

Suivant le principe initié par les PC d'IBM sur le marché professionnel, Kazuhiko Nishii, directeur de Microsoft Japon et du constructeur ASCII, annonce le 16 Juillet 1983 avec Bill Gates qu'ils sont en train de développer un ordinateur grand public aux normes standardisés dont le lancement est prévu pour l'automne. Au nombre des entreprises intéressées par ce projet, on peut mentionner : Panasonic, Philips, Sanyo, Sony, Yamaha et bien d'autres constructeurs d'envergure internationale. Cette annonce, qui confirme les craintes de Commodore qui avait lancé intentionellement un ordinateur sur l'archipel japonais, le VIC-20, dès 1980 pour contrecarrer les plans d'un nouveau concurrent, fait l'effet d'une bombe. En effet, à l'époque, il faut bien comprendre qu'une dizaine de micro-ordinateurs co-existent (dont l'Apple II, le Commodore 64, les ZX Spectrum, l'Atari 800, le Texas Instrument TI99/4 pour ne citer que les plus connus) mais qu'ils sont totalement incompatibles entre eux. Une partie des professionnels et du grand public espèrent donc qu'un standard universel soit créé. D'ailleurs, c'est pour répondre spécifiquement à cette demande que les MSX ont été imaginés. Le cahier des charges est fixé : ASCII et ses partenaires s'occuperont des spécificités matérielles (processeur, puce graphique, chip sonore, mémoire, ports d'entrée/sortie) tandis que Microsoft se voit confier l'écriture du système d'exploitation et du langage de programmation en MSX-Basic. À ce propos, les origines de l'acronyme MSX ne sont pas très précises, certaines personnes affirment que la signification vient de "MicroSoft eXtended" tandis que d'autres valident le terme "Machines with Software eXchangeability". Quoiqu'il en soit les premiers MSX apparaissent fin 1983 au Japon et jusqu'en 1985 sur le marché occidental. Ils sont architecturé autour d'un processeur 8 bits, le Zilog 80 [1] avec une mémoire vive extensible de 8 à 64 Ko , une puce graphique de Texas Instrument capable d'afficher 16 couleurs en simultanées plus différents accessoires suivant les constructeurs (certains MSX seront même livrés avec un pistolet optique !).

Malgré des ventes très positives au Japon mais aussi en Corée du Sud, au Brésil et en Russie [2], ASCII ne parvient pas à accomplir son objectif initial d'imposer un standard dans le monde entier. Tout d'abord, aux Etats-Unis, la machine doit faire face aux ventes astronomiques du Commodore 64 et à une concurrence acharnée entre les différents acteurs du marché. De plus, les MSX ne sont distribués que par un seul constructeur, Spectravidéo, et seul Activision semble croire au potentiel de la machine en développant quelques jeux. Résultats : les ventes sur le marché américain sont quasi-nulles et Microsoft se détache rapidement de ce partenaire qui l'empêche de se rapprocher d'acteurs locaux plus cohérents (IBM et Intel entre autres avec le succès que l'on connaît). En Europe, le résultat est aussi mitigé avec quelques pays qui accueillent bien le standard parmi lesquels l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne et la Hollande mais l'Angleterre et la France semble très récalcitrants à l'arrivée de ce nouveau venu. Les principaux écueils sur notre territoire sont dûs à une mauvaise distribution avec des prix excessifs et certains claviers encore en Qwerty, une communication désastreuse de la part des magazines spécialisés de l'époque qui ne jurent que par les Amstrad CPC, Atari ST et Amiga 500 qui présentent des capacités autrement plus intéressantes. Pourtant, les MSX ne sont pas dénués d'intérêt et tous ceux qui ont eu la chance d'en avoir un à la maison sont d'accord pour dire qu'il s'agissait d'une formidable machine avec des jeux (difficiles à trouver) de grande qualité que l'on doit à Konami, Namco ou Hudson. Parmi ces titres, on peut citer : le premier Metal Gear Solid, Castlevania, Super Contra et de très bons shoot them up.

Plusieurs versions successives apparaîtront au fil des ans améliorant les spécificités initiales du MSX, il s'agit des MSX-2, MSX-2+ et du MSX-turbo R uniquement disponible en import à partir de 1990. Au total, près de 7 millions de MSX seront vendus dans le monde ; la majeure partie au Japon il est vrai mais ce n'est déjà pas si mal pour un ordinateur qu'on a vraisemblablement trop vite enterré dans nos contrées.


[1] Concurrent du MOS 6502. Processeur également présent sur ZX Spectrum, Amstrad CPC, TRS-80 et sur les consoles Master System, Gameboy et Game Gear.
[2] Le gouvernement russe utilisera ces ordinateurs pour un plan informatique national d'envergure pour ses étudiants.
Commentaires et anecdotes

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