Atari, 1979
Atari 800
Le Micro-ordinateur

Les jeux marquants

Arkanoid, Boulder Dash, Donkey Kong, Centipede, Pacman

L'essentiel
Pavé Info
Année de sortie 1979
Fabricant Atari
Support Cartouches/Cassettes
Unités vendues 2 millions
Prix 999 $
Fiche Technique
Processeur MOS 6502 cadencé à 1.8 MHz
Mémoire (vidéo) 8 Ko - 48 Ko RAM
Graphisme 160x192, 16 couleurs
Son 4 canaux, 8 bits, 3 octaves
L'Histoire
Pionnier des jeux vidéo en 1971 avec sa borne d'arcade Computer Space, le constructeur Atari décide de se lancer sur le marché de la micro-informatique à la fin des années 70 avec son premier ordinateur grand public : l'Atari 800.

Déjà bien installé sur le marché naissant des jeux vidéo qu'il a contribué à créer avec le jeu vidéo Pong en 1972 et la console VCS 2600 en 1977, Atari décide de s'immiscer sur les plates bandes d'Apple et de Commodore en concevant un ordinateur grand public, concurrent de l'Apple II et du CBM/PET. L'équipe en charge du développement se met rapidement au travail. Elle est dirigée par Jay Miner, à qui l'on doit également la série des Amiga chez Commodore à partir de 1985. Suivant les directives de la Warner qui détient Atari depuis 1976, la nouvelle machine doit être en tout point supérieure à ce que propose la console de jeux VCS 2600 tout en ajoutant les caractéristiques d'un micro-ordinateur (clavier numérique, langage de programmation, périphériques de série, logiciels éducatifs, jeux, etc). Pour ce faire, Jay Miner décide de garder le micro-processeur central de la VCS 2600, le fameux MOS 6502, mais intègre trois processeurs supplémentaires spécialisés dans l'audio et le graphisme afin d'alléger sa charge. Encore tenu secret, le nom de code du projet est Colleen & Candy, prénoms de deux jolies secrétaires de l'entreprise à qui les développeurs ont certainement voulu adresser un message subliminal. Deux noms de code qui correspondent également à deux gammes d'ordinateurs: l'Atari 400, qui dispose de 4 Ko de mémoire vive et l'Atari 800 plus puissant qui en aura huit. Les machines sont dévoilées pour la première fois en 1978, la même année où Nolan Bushnell, le fondateur d'Atari, tire sa révérence se heurtant de plus en plus à la vision des cadres de la Warner et ne croyant pas à la rentabilité de ce projet. 

L'Atari 400 et l'Atari 800 sont lancés en 1979. Le prix de la mémoire ayant chuté de manière drastique au cours des mois précédant le lancement, chacun des modèles verra ses caractéristiques initiales améliorées. En ce qui concerne les différences principales, elles se situent surtout au niveau du clavier (gomme pour le 400 et mécanique pour le 800) et les ports cartouches : simple pour l'entrée de gamme qui ressemble de plus en plus à une console de jeux "survitaminée" et double pour le haut de gamme permettant de jouer et de s'immiscer en parallèle aux joies de la programmation en BASIC. Le design des deux appareils ressemble à s'y méprendre à une machine à écrire dans le but de s'intégrer au matériel bureautique de la maison et chacune des machines dispose de 4 ports cartouches compatibles avec les manettes de la VCS 2600 dont les ventes continuent d'augmenter. Au départ, l'Atari 400 et l'Atari 800  se vendront également très bien en proposant de nombreuses conversions de jeux d'arcade qui sont nettement plus abouties que sur VCS. Néanmoins, elles ne pourront faire face au raz-de-marée imposé par Commodore et son C64 à partir de 1982. Atari tentera bien de répondre avec une nouvelle série d'ordinateurs 8 bits gommant les imperfections aperçues ici et là mais son positionnement d'éditeur de jeux ne convainc pas un public très averti et pour qui les marques IBM et Apple jouissent d'une plus grande crédibilité à leurs yeux. 

Entre 1982 et 1983, la série d'Atari XL (1200, 600 et 800) sera balayée par la crise subie par Atari et toute l'industrie du jeu vidéo à la même période. Croûlant sous d'énormes dettes qui se chiffrent en plusieurs centaines de millions de dollars, Warner laisse la filiale informatique à Jack Tramiel en 1984, ancien fondateur de Commodore. Le jeu des chaises tournantes peut débuter et la guerre des 16 bits (Atari 520 ST face à Amiga) s'enraciner. Quant à la division 8 bits, elle ne résoudra jamais son problème de positionnement bancal entre micro-informatique et jeux vidéo et doit fermer définitivement ses portes le 1er janvier 1992 non sans avoir tenté d'imposer une nouvelle gamme XE qui n'apporte rien de nouveau et une console de jeu ATARI XE GS en 1987 qui ne pourra s'imposer face à Nintendo et Sega, déjà bien implantés dans le secteur. La fin imminente d'un géant apparaît aux yeux de tous, les fans incrédules n'ont que leurs yeux pour pleurer... 

Commentaires et anecdotes

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